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Récit envoyé par : Jean-Carles EBRO

Voyage et séjour en Tunisie : octobre 2008


Tout a commencé en 2006 avec la découverte du site nabeul.net qui nous permit de retrouver d'un coup trois de nos anciens élèves du Lycée Mixte (puis Technique) de Nabeul : Melki Slah, Fethi Laribi et Monique Hayoun webmastrice dudit site. Deux années de suite Fethi nous a fait une visite en Normandie et sur son insistance nous nous décidâmes à franchir la Méditerranée.
Ce 2 octobre 2008 nous embarquons avec voiture et bagages à bord du Carthage. Arrivés le lendemain à la Goulette, nous entreprenons de rejoindre Hammamet en prenant la route que jadis, il y a plus de trente ans, nous empruntions les yeux fermés. Là, même avec nos yeux grands ouverts, il nous est bien difficile de retrouver notre chemin et ce n'est qu'un peu avant Grombalia que nous reconnaissons enfin quelques lieux familiers !

Sur le pont supérieur du Carthage

Hammamet : chez Fethi Laribi autour d'un très bon repas
Accueillis par Fethi et toute sa famille, nous sommes installés dans une belle maison spacieuse mise à notre entière disposition et tout de suite nous découvrons la bonne cuisine de Besma l'épouse de Fethi.
Dès le lendemain, un retour aux sources à Nabeul s'imposait. Arrivés à Nabeul nous repérons de suite nos anciennes demeures et celles de nos amis et anciens collègues. Certaines sont méconnaissables d'autres inchangées, notre maison, 2 rue de l'Iris, est pratiquement restée comme nous l'avions quittée trente ans plus tôt, nous avons l'impression de l'avoir quittée la veille.

Nabeul : 2 rue de l'Iris
Retour en ville où nous déambulons en touristes. A chaque pas reviennent les souvenirs : ici, le "petit" marchand de légumes, là, MILED le potier, ici et là encore les échoppes où nous nous fournissions en journaux, glaces, pâtisseries, la boucherie Bettaïeb, l'ancien marché, toutes ces boutiques ayant disparu et laissé place à de nouvelles bâtisses au mieux ou à de nouveaux magasins à souvenirs standardisés au pire ! Quelques rescapés cependant : la pharmacie de M. Baccar, la droguerie-quincaillerie Dridi, et ô surprise voici la plaque de notre ancien docteur M. Ezzili, est-ce possible ? Nous empruntons le long escalier étroit et raide que nous connaissions bien… et oui le cabinet est bien toujours là et le docteur aussi qui nous reçoit fort gentiment et avec lequel nous deviserons un bon quart d'heure.

Nabeul : maisons sur la plage
Nous filons alors vers la plage que nous retrouvons telle que nous l'avons connue nonobstant quelques petits changements.
Nous remontons ensuite vers le Lycée, où nous sommes restés Liliane et moi-même respectivement huit et onze ans, pour un premier contact succinct, le Lycée étant désert à cette heure-ci. Après cette première journée, nous aurons l'occasion à maintes reprises, de revenir à Nabeul continuer nos pérégrinations nostalgiques.

Nabeul : Lycée Technique, un préau
A Hammamet où Fethi nous promène, nous ne reconnaissons rien à part, la plage avec la Médina et sa citadelle ainsi que la gare ! Ce n'est qu'au fur et à mesure que nous circulerons dans Hammamet que nous arriverons petit à petit à recoller les morceaux de notre mémoire défaillante et retrouver nombre d'endroits que nous croyions disparus de nos souvenirs à jamais. Puis un peu plus au sud il nous fait la surprise de découvrir… l'artificiel, les faux rochers, le faux palmier, la marina pour blondes poupées enfarinées, etc. en un mot le parangon du tourisme industriel international qu'évidemment nous ne pouvons approuver. A quelques kilomètres de là nous irons plus tard dans la campagne hammamétoise et y verrons un propriétaire en train de faire faire un sondage et nous expliquer que son puits profond de trente mètres ne fournissait plus d'eau et qu'il était obligé d'aller la puiser à 110 m, le sondage avait réussi mais cherchons l'erreur ! Tous ces phénomènes et (r)évolutions de la vie d'Hammamet sont exposés et expliqués de façon passionnante dans un livre de Ridha Boukraa, HAMMAMET Etudes d'anthropologie touristique au Centre de Publication Universitaire.

Hammamet : dans la Medina

Hammamet : la plage

Hammamet : vue sur la Medina
Pendant toute cette première semaine nous aurons des visites d'anciens élèves qui alertés par Fethi, sont tout heureux de retrouver soit leur professeur de sciences physiques ou d'électricité (Liliane) soit, malgré sa sévérité passée, leur professeur de mathématiques (moi-même) ! Ce sont d'interminables conversations et remémorations d'anecdotes diverses. C'est l'occasion aussi d'exhiber les carnets de notes qui déclenchent les exclamations, les rires, surtout pour les notes des autres camarades, et parfois des surprises comme pour Lazhar Mankaï qui depuis trente ans avait le souvenir d'un gros ZÉRO et qu'il fut bien en peine de retrouver car probablement non pris en compte.

Une page d'un des carnets de notes
Durant ces dix premiers jours, nous alternons aussi les visites dans Hammamet et ses environs et les classiques : tour du Cap-Bon, visite de Kairouan, etc. Nous avons eu aussi le plaisir de retrouver nos anciens collègues Yolande et Alain Frisque chez eux, rendez-vous est pris pour une plus longue entrevue.

Nabeul : Lycée Technique, une classe
Accompagnés d'un de nos anciens élèves El Gabsi Rached, nous effectuons une deuxième visite au Lycée Technique de Nabeul. Cette fois-ci nous sommes accueillis par l'économe et le proviseur qui, malgré ses occupations importantes, consacrera une partie de son temps à nous guider. Visite plus approfondie donc, nous revoyons les classes, les laboratoires de sciences… là aussi nous retrouvons d'anciens élèves devenus qui surveillant général, qui professeurs comme Trabelsi Mohamed entre autres.
  
Nabeul : Lycée Technique, le labo de sciences physiques et celui de chimie


        
Une copie et une page de garde, bien présentées et d'une époque révolue
Les rencontres avec nos anciens élèves se multiplient, nous sommes sans cesse sollicités et c'est avec plaisir que nous essayons de répondre à ces nombreuses invitations. C'est ainsi que nous passerons une très agréable soirée chez El Gabsi avec comme illustre invité un de mes élèves, Chokri Mamoghli et son épouse. Un soir Liliane accompagnée des filles et de l'épouse de Fethi, assiste au Palladium à l'Outia d'une fille d'un ami de Fethi, somptueuse cérémonie réservée aux femmes mais à laquelle pourtant, avec Fethi et quelques éléments masculins de la famille de la jeune femme, j'assiste depuis l'extérieur de la salle. Tout vêtement, objet, geste est codifié et porteur de significations qui remontent peut-être pour certains jusqu'à la mythologie punique
  
Hammamet : Outia, l'ensemble des mariées de l'année et la future mariée avec son voile vert
Le lendemain, dans la maison de la mariée, j'aurai le plaisir de partager au cours d'une petite cérémonie réservées aux hommes, le couscous rituel de kassaat el hlal avec : viande, raisins secs, amandes, œufs durs et plus surprenant encore des bonbons dans leurs papiers brillants ! Tous ces ingrédients ayant chacun une forte charge symbolique que je découvrirai plus tard.

Le plat de couscous rituel
Nous consacrons une semaine à parcourir le sud : Sbeitla, Tamerza, Midès, Chebika, Tozeur, Douz, Gabes, Djerba. Nous retrouvons entre autres nos superbes oasis de montagne. De belles routes avec une circulation des plus modérée, exception faite pour la route Medennine - Djorf, nous permettent rapidement, bien plus qu'à notre époque, de rejoindre tous ces lieux. Les pistes d'antan ont laissé place à de nouvelles routes goudronnées. Les petits moments d'angoisse ont disparu - quand, ensablés il nous fallait coûte que coûte se dégager ou lorsque pour traverser le Chott el Djerid il fallait délaisser la route coupée et parfois quasi inexistante et se lancer sur la croûte salée du chott ! - Bref l'aventure y a perdu mais le confort y a gagné. A Moularès, étonné de nous voir seuls dans cette région, un supérieur de la garde nationale nous conseilla gentiment de rouler doucement "car il y a des trous dans la chaussée". Qu'aurait-il dit quarante ans plus tôt alors qu'il n'y avait sur la piste que cailloux, trous, ornières et tout à l'avenant ! Nous avons retrouvé dans le sud ce même changement dû à l'énorme extension de l'habitat nous empêchant très souvent de reconnaître les villes et villages que nous avions déjà visités par le passé.

Midès : les gorges

Tamerza : le vieux village en ruine
L'ancien Tamerza reste superbe, surtout en fin d'après-midi quand le soleil commence à décliner. La cascade dans son nouvel écrin de baraques à touristes a perdu de son attrait.

Tamerza : la cascade

et son nouvel écrin
Le voyage s'est poursuivi avec une alternance de découvertes : plaisantes, sources d'agréables promenades (le vieux Kebili) ou indignées (le Belvédère à Tozeur modelé façon "Monts Rushmore", le terrain de golf toujours à Tozeur, désert mais pompant allègrement l'eau du sous-sol saharien pour le plaisir de quelques snobs, sur ce plan vraiment Tozeur tient la palme !). Où sont donc passées les belles dunes de Zafraâne ?).

Tozeur : le magnifique golf vu des "Monts Rushmore-Belvédère"
Reste Djerba plus particulièrement Houmt-el-Souk avec ses belles places ombragées et ses fondouks, nous avons bien apprécié à nouveau le calme de cette petite ville qui a su bien mettre en valeur ses atouts sans donner dans l'anarchique bétonnage.

Houmt-el-Souk : barque de pécheur

ancien fondouk devenu marhala (hôtel)

Houmt-el-Souk : le Bordj

Guelala : four de potiers

Sidi-Bou-Saïd : Espace Sidi El Bahri
Retour à Hammamet et reprise des visites : Carthage, Sidi-Bou-Saïd. Nous nous sommes attachés à rechercher des endroits moins spectaculaires mais plus intimes de ces deux cités, que jadis nous avions délaissés ou que nous n'avions pas eu l'occasion de voir. Nous avons toutefois sacrifié un moment à l'arrêt incontournable au café Sidi Chabaane devant un thé à la menthe, très cher, et un paysage toujours admirable.


Entre temps nous sommes invités chez nos anciens collègues belges Yolande et Alain Frisque, goûteux dîner avec de longues remémorations de nos anciens collègues et élèves.
Un ancien élève de Liliane déjà rencontré, Slim Daoud, nous emmène non loin de Bou-Ficha à la découverte des ruines de l'antique Pheradi Maïus (Sidi Khelifa) sous un ciel menaçant qui juste à la fin de la visite laissera éclater des trombes d'eau transformant les rues du petit village en torrents. Les derniers jours se passent outre les visites à d'anciens élèves, Taïeb Bassoumi, Salem Sahli… en achats divers allant des poteries, paniers de Nabeul, babouches, épices, pâtisseries, figues de barbarie, etc… à l'inévitable tapis que nous désirons ramener.

Pheradi Maïus : Slim et Liliane

Nabeul : Lycée Technique, Monique et moi-même
Grâce à une de mes anciennes élèves, Latifa Mansour, nous pouvons nous rendre auprès de brodeuses dont le fin travail intéresse Liliane. Le dernier vendredi, nous rencontrons Monique Hayoun, venue de Paris, avec laquelle nous parcourons le Nabeul ancien et plus récent, brève incursion au marché où je retrouve mon ancien élève Faouzi, et dernière visite au Lycée Technique où une fois encore nous sommes reçus par le proviseur puis par la directrice de l'Enseignement Secondaire, Samia Kerkenny avec laquelle nous échangeons nos souvenirs. Le reste de la journée se passe en recherches et achats.
    
Nabeul : Lycée Technique, dans le bureau du Proviseur et la salle des professeurs

Nabeul : Hôtel Byzance
La veille de notre départ, nous nous retrouvons l'après-midi à l'hôtel Byzance à Nabeul où Monique a convié de nos anciens élèves à nous retrouver autour d'un pot. Nous revoyons ainsi avec plaisir entre autres, El Abed Emna, El Bahi Najoua, Chelbi Sabeur, El Gabsi Rached, …
Retour à Hammamet chez Fethi pour terminer nos derniers préparatifs de départ. Comme attendu, la voiture semble trop petite pour contenir tout ce que nous désirons emporter ! Le soir, sur une initiative d'Ammar Naceur, nous nous retrouvons au Bon Kif à Nabeul pour dîner avec plusieurs anciens élèves en majorité de la 1S1 et 2S1, El Fekhi Ali, Gastli Mondher, Monique Hayoun ainsi que Ridha Mankaï et Fethi Laribi de la 5Math. Ce sera jusqu'à minuit une soirée à la fois conviviale et très animée avec en plus des rencontres tout à fait inopinées d'autres élèves.

Nabeul : au restaurant avec Naceur, Ridha, Moncef et Ali

Famille Laribi : Fethi, Sarra, Ines et Besma
Le lendemain c'est le départ, nous prenons congé de nos hôtes qui nous ont tant choyés durant tout notre séjour. Ultime séance de photos avant de nous retrouver à La Goulette pour prendre le Daniele Casanova.
C'est fini, la Tunisie s'éloigne, nous repartons avec de nouveaux souvenirs après en avoir ravivé tant d'autres parmi lesquels ceux avec nos anciens élèves retrouvés, plus d'une quarantaine, ont tenu une grande place tout au long de notre séjour.


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