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Récit envoyé par : Paul NICOLAS
paulnicolas57@free.fr
Lorraine (France)


Mes impressions de voyage après avoir retrouvé cette terre Africaine...et découvert le Sud!
11 septembre 2001... 11 avril 2002... mars 2003... Peu importe, car je caressais depuis longtemps ce rêve, celui de fouler cette terre tunisienne et découvrir le Sud. Quelle merveille ! Je ne regrette pas d'être parti et suis bien heureux de ne pas avoir succombé à certaines chimères m'ayant prédit les pires calamités une fois "là bas", de l'autre côté de la Méditerranée !
Quelle découverte grandiose et à la fois magique pour moi qui viens déjà depuis plusieurs années en Tunisie, sur cette terre d'Afrique si chaleureuse et hospitalière. Ce séjour dans le Sud tunisien m'a permis à nouveau de constater cette tradition d'hospitalité. M'immergeant au sein des diverses populations locales si riches, différentes et variées selon les régions, j'ai partagé des tranches de vie, certes courtes, mais ô combien fortes et intenses à la fois.
Faire preuve d'humilité, d'attention, de patience permet de savourer ces moments en dehors des sentiers battus, loin des flots de touristes, souvent conquérants, avec préjugés et complexes qui les rendent bien souvent ridicules.
Pour moi, la Tunisie, merveilleux pays, à deux heures d'avion de ma région, la Lorraine, a toujours exercé une attirance très forte à laquelle je ne puis résister.



Donc, en ce printemps 2003, la décision a été prise et mon périple a débuté le 3 avril lorsque j'ai pris possession de ma voiture (de location) au départ de NABEUL pour y revenir huit jours plus tard après avoir absorbé 2300 km, sans encombre ou incident particulièrement notable. A ce sujet, une petite parenthèse quant au réseau routier, de bonne qualité et sans mauvaise surprise, si ce n'est quelques égarements m'ayant contraint à utiliser telle ou telle piste. Aucun problème toutefois car une âme charitable est souvent à proximité pour indiquer la bonne direction...
La première étape a consisté à rallier GABES en passant par SOUSSE avant d'effectuer une pause à EL JEM, pour admirer son fameux Colisée très bien conservé.
Nous avons déjeuné à SFAX, sous la pluie ! Ces conditions climatiques m'ont accompagné tout au long de cette première journée : à MAHRES, sympathique cité balnéaire connue pour son festival, à CHENINI où nous découvrons la belle palmeraie qui s'étend jusqu'à GABES, en empruntant les petits chemins sinueux. Que cela doit être beau sous le soleil ! Et puis arrivée au centre de GABES pour y passer la nuit avant d'avoir fait un petit tour dans les souks du côté de la mosquée et dîné dans un petit resto sympa, "Chez Amori".
Le lendemain, une météo plus clémente me donne du baume au coeur pour atteindre l'île de DJERBA que je découvre en prenant le bac à EL JORF, dont la traversée ne dure que vingt minutes.. HOUMT SOUK, lieu enchanteur qui signifie le quartier des marchés, n'est pas loin. L'animation de son marché est agréable et originale, notamment chez les poissonniers où les prix sont murmurés en silence par une sorte d'appariteur perché sur une chaise bleue placée au-dessus des étals. DJERBA, bien souvent synonyme de tourisme de masse; cela est certainement bien vrai mais, à mon avis, il y a d'autres curiosités intéressantes qu'il faut visiter et revoir si l'occasion se présente. Tout d'abord la synagogue de la Ghriba que l'on visite dans une atmosphère de sérénité et de recueillement. Témoignage vivant de la cohabitation de l'islam et du judaïsme, dans un esprit de tolérance et de respect mutuel. Non loin de là, on traverse la petite localité de GUELLALA où l'on découvre les méthodes ancestrales des potiers encore en activité. Ce paysage offre des petits points de vue très jolis entre ciel et mer. Avoir aussi. On quitte DJERBA en empruntant la chaussée romaine par EL KANTARA pour rejoindre ZARZIS (belle petite palmeraie en bordure de mer). La pluie se fait de plus en plus persistante et m'accompagne jusqu'à BEN GUERDANE où ma curiosité me pousse à continuer jusqu'à la frontière libyenne, RAS JEDIR. Demi-tour et tant pis pour cette route vers TRIPOLI (200 km à peine...) que j'envisageais de prendre pour visiter notamment les vestiges romains de SABRATHA, dans le golfe de Syrthe.
Ce sera pour une autre fois... Retour sur BEN GUERDANE, passage obligé pour prendre la route de TATAOUINE que j'atteins en essuyant une tempête de sable sur plusieurs dizaines de kilomètres. Quel contraste ! Je fais étape dans cet ancien fief militaire sous le protectorat français et célèbre pour ses fameux bataillons d'Afrique. Contrairement à certains guides, TATAOUINE, enfermé dans une sorte de cirque montagneux,, présente à mon sens un certain intérêt si l'on prend le temps d'observer. En effet, j'ai eu notamment un réel plaisir à discuter avec le responsable de la "Librairie Nouvelle de Tunisie", un chibani sympathique, lettré et amoureux de la France !
Le samedi 5 avril, quittant TATAOUINE de très bonne heure, fut une journée splendide, marquée par une douceur climatique très agréable et un bel ensoleillement, et surtout par un périple extraordinaire dans cette région montagneuse du Dahar menant jusqu'à TOUJANE, village berbère non loin de MATMATA, où j'ai passé la nuit. La première visite s'est déroulée non loin de TATAOUINE, à KSAR OULED, pour admirer les magnifiques ghorfas bien conservés, avant de pénétrer dans ce lieu magique et pratiquement déserté de DOUIRET, village perché sur un piton rocheux d'où se détache sa belle petite mosquée blanche.
La route continue ensuite vers CHENINI (pas le CHENINI de GABES...) où il faut arpenter les petites ruelles escarpées avant de contempler les superbes paysages qui surplombent la montagne. Non loin de là, ne pas manquer de prendre une route cahoteuse qui mène vers la mosquée souterraine et le cimetière des "sept dormants"... Le bout du monde ... Splendide. A partir de là, et au détour de chaque virage, les paysages sont de plus en plus beaux. Avec le bonheur aussi de ne pas rencontrer des cohortes de touristes... Je poursuis ensuite vers GHOMRASSEN, puis vers KSAR HADDADA, village célèbre grâce au tournage du film "La guerre des Etoiles"...
De là, je continue vers BENI KDECHE, ZAAMOUR, KSAR HALOUF, BYHRA, HALG NJEM en empruntant une piste assez rude sur plusieurs kilomètres. Magnifique.
De là, il me faut encore effectuer une quinzaine de kilomètres sur une route vertigineuse, difficile d'accès et en travaux à certains endroits, dont les lacets perdus dans cette montagne du Dahar débouchent sur TOUJANE, adorable village perché à flanc de coteau. C'est ici que j'ai passé la nuit, à l'auberge Chambala, unique établissement tenu par un jeune berbère sympathique et hospitalier, Béchir HASNOUI.. Authenticité, gentillesse, chaleur humaine. Un endroit à découvrir ! Avec des vues magnifiques jusque vers MARETH et la mer, au loin, bleue et envoûtante...
Un peu triste à l'idée de quitter Béchir, cette journée du dimanche 6 avril débute par la lecture de la carte routière car il ne faut pas louper la piste en bon état que m'a conseillée par mon hôte pour me rendre à MATMATA ! Ces 30 kilomètres me paraissent cependant bien longs mais les vues sont si agréables que cela n'a aucune importance. La notion du temps est ici si différente; finalement je m'adapte assez bien à ce rythme de vie...Et voici MATMATA et ses fameuses maisons troglodytes. Le tourisme galopant a cependant gâché ce site même s'il offre un attrait certain pour ses constructions si particulières.
Je quitte MATMATA en passant sur une route fort agréable serpentant dans des cratères lunaires (encore la guerre des étoiles...) jusque vers TAMERZET.
De là, la route s'étire sous un soleil de plus en plus chaud en direction de DOUZ, la porte du désert où je ferai étape dans un établissement très agréable, "L'hôtel du 20 Mars". La magie du désert m'envoûte déjà et il me faut à tout prix voir et toucher ce sable. Ce sera fait sur la dune d'Ofra où le calme du début d'après midi me permet de m'évader seul dans cette immensité lumineuse, à pieds et sur plusieurs kilomètres...Silence et beauté.
Sans les chameliers, en train de faire la sieste avec leurs montures. Quelle chance...C'est promis, je reviendrai une autre année pour y faire une méharée de plusieurs jours car les promenades touristiques bruyantes à dos de dromadaire ne m'intéressent pas. Je profite du déclin du soleil pour effectuer un petit tour en voiture dans les environs de DOUZ, notamment vers ZAAFRANNE, EL FAOUAR, TERGINE et NOUIL. La soirée sera mise à profit pour visiter cette charmante bourgade animée de DOUZ que je quitte le lendemain en saluant une dernière fois Ofra...
Le lundi 7 avril je quitte donc DOUZ pour me rendre à TOZEUR où j'ai prévu de passer deux nuits. Après avoir traversé le bourg de KEBILI, la route s'avance petit à petit vers le fameux lac salé du Chott El Djerid. Paysage magique avec ses mirages et ses contrastes, ses espaces et sa quiétude. La présence d'un groupe de motards italiens évoluant en toute insouciance sur cette magnifique étendue blanche est venue quelque peu troubler cette nature ainsi que le passage des véhicules d'assistance du rallye de Tunisie ! Cette traversée se termine et je découvre bientôt TOZEUR et ses bâtisses originales du fait de ces briques de couleur ocre que l'on remarque un peu partout, dans les nouveaux quartiers et dans cette belle médina. Ville pleine de contraste et très animée qu'il fait bon visiter. Sa palmeraie, la Corniche, le belvédère...encore la médina. Je mets à profit ces deux journées passées à TOZEUR pour visiter les environs. Ce sera d'abord en direction de NEFTA pour admirer, depuis la terrasse du café Kacem, sa belle corbeille et sa palmeraie. De là, je décide de poursuivre à l'ouest en direction de la frontière algérienne et m'arrête, contraint et forcé, à HAZOUA. Curieuse localité, calme, avec une belle mosquée et des monuments un peu "kitch" qui ne me dérangent pas outre mesure...Sur la route de NEFTA, pour le retour sur TOZEUR, j'engage la conversation avec deux pilotes français du rallye de Tunisie, en panne; la boîte de vitesses, désossée, au sol... Je n'insiste pas trop et reviens "dans la ville ocre ".
Le lendemain sera également une grande journée, marquée par la visite des fameuses oasis de montagne, à CHEBIKA, TAMERZA et MIDES, en traversant des décors de toute splendeur, dans la montagne, avec ses canyons, ses cascades... Quelle beauté pour l'oeil à l'occasion de toutes ces pauses ! Surtout la ville déserte de TAMERZA où a été tourné le film Fort Saganne, avec en face - contraste étonnant - le luxueux établissement "Tamerza Palace"! On a l'impression que la vie s'est arrêté dans ces lieux propices à la méditation. Une adresse à ne pas manquer pour déjeuner : "Chez CHEDLI" à TAMERZA : une merveille à tout point de vue. Longeant à nouveau la frontière algérienne et ses paysages montagneux et très verdoyants, je quitte ce site pour rejoindre TOZEUR par AIN EL KARMA, REFAYED, MOULARES et METLAOUI . La visite de l'étonnant musée Dar Cherait à TOZEUR et une dernière balade dans la médina mettent fin à cette découverte de TOZEUR et sa belle région
Mercredi 9 avril, mon périple prend fin; mais il me faut encore "avaler" 500 km pour rejoindre NABEUL, sous une belle journée ensoleillée, avec plusieurs arrêts : à FERIANA, au pied du Djebel Chambi (sommet le plus haut de TUNISIE et qui culmine à près de 15OO mètres d'altitude), KASSERINE, SBEITLA et ses ruines romaines, KAIROUAN (ville sainte et sa célèbre mosquée)...Contraste avec HAMMAMET la douce qui se développe sur les rives de "Yasmine Hammamet sud" avec ses palaces, son casino, sa marina... L'architecture de certains établissements est gigantesque !
Ce voyage à la découverte du sud tunisien effectué, je termine mon séjour à NABEUL, ville où j'aime bien flâner et que je connais depuis quelques années. J'ai toujours été attiré par cette cité au passé historique si riche, que ce soit à travers certains sites comme Néapolis, dont les fouilles continuent, la médina très vivante, les souks, le marché (non seulement le vendredi), la ville nouvelle, le bord de mer où il est toujours agréable de s'y promener. Ces différents contrastes et mélanges sont très étonnants et j'éprouve toujours le besoin de me replonger dans ces atmosphères, à la fois douces, parfumées, lancinantes et effervescentes aussi.
Au revoir et à bientôt chère TUNISIE, terre amie et si belle...


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